J'ai fait des trucs pas nets.
Mais elle est revenue.
C'est la seule chose qui compte.
Les remords me rongent, mais après tout, je n'ai rien fait qui puisse le blesser.
Son attention ne se pose plus sur moi, mais personne ne peut l'aimer plus que moi.
Ses mots me poignardent, car je sais qu'ils ne sont pas sincères. Du moins, pas dans le sens que je voudrais qu'ils le soient.
Je ne veux plus avoir affaire à lui, et mon coeur se serre lorsqu'un souvenir me revient.
Notre chanson ne sert à rien d'autre qu'à me faire venir les larmes aux yeux.
Parfois, un accès de colère me prend, et bien que n'étant pas du genre violent, j'aime tapper les murs.
J'ai fait un trou dans la cloison de ma chambre.
J'ai toujours été doué pour me battre, pas grâce à mon physique (il ne me sert à rien, je ne suis pas du genre musclé), mais à la colère qui me domine. Je hais les gens, autant que je les aime.
On m'a pris pour un drogué l'autre jour, avec mes yeux cernés de rouges et mon teint cachet d'aspirine. Je ne sors que la nuit, errant comme un chien perdu.
Avez-vous déjà fait l'amour à trois heures du matin, dans le jardin chéri et fleuri de votre mère toujours absente?
En pleine ville, contre le mur de l'arrière d'une boîte de nuit?
Une main qui remonte le long de votre dos le temps d'une caresse presque vibrante de sentiments qui vous fait frémir, une jolie bouche impatiente écrasée contre la votre, du sang coulant de vos lèvres, vermeilles de les avoir trop mordu d'excitation et de plaisir, des griffures superficielles sur le torse et les épaules, une sensation extraordinaire dans le bas-ventre.
L'amour charnel.
Pourquoi les dépressifs aiment le sexe?
Pourquoi des gens aiment se piquer, sniffer, boire?
Parce que ça fait tout oublier.
Je l'aime tellement que si je n'avais pas tout ça, je ne survivrais pas.
Elle est ma drogue. Lui ma joie de vivre.
J'en ai perdu un, je ferais tout pour ne jamais perdre l'autre.
Je t'aime.